PARTAGE ET BONNES PRATIQUES À « LA MANUFACTURE DE NAMUR »

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Partage et bonnes pratiques à « La manufacture de Namur »

Festival international du film francophone

Le projet « action 3i » présenté à Namur à 15 écoles de cinéma de l’espace francophone

Le cinéma de demain sera l’œuvre des jeunes professionnels d’aujourd’hui. Le Festival international du film francophone de Namur l’a compris en organisation « La manufacture de Namur » dont l’objectif est de mettre sur pied un véritable réseau d’écoles de cinéma au sein de l’espace francophone. Il s’agit de montrer et de partager le savoir-faire, les compétences et les spécificités de chaque école, afin de renforcer la présence des différentes institutions de formation au niveau international. « Durant trois jours, les étudiants et enseignants se rencontrent, créent des liens, sont en présence de professionnels, ont des leçons de cinéma sur, par exemple, la composition musicale, le financement d’un film, le rôle d’une télé comme Arte dans le financement, le financement participatif », explique Hervé Le Phuez, coordinateur de la Programmation.

ACPCultures+ était partenaire de l’événement, en invitant 3 écoles de formation - l’IAD en Belgique, l’ISMA au Bénin, et l’INPTIC au Gabon - pour parler du projet « Action 3i », initiative de formation artistique, technique et professionnelle impliquant les 3 institutions.

Nathalie Degimbe, de l’IAD, a expliqué que le projet est né de la constatation d’un manque de formation pratique dans beaucoup de pays africains. « Les cours théoriques coutent moins chers et permettent de rassembler beaucoup de personnes dans un auditorium. Ce qui manque en Afrique, c’est de cours pratiques avec du bon matériel. Il n’est pas difficile de trouver des réalisateurs, ce qui manque c’est des techniciens pour remplir toute la chaine de fabrication d’une œuvre audiovisuelle (son, lumière, grip…). Notre approche est d’écouter les besoin des professionnels et de dispenser une formation non académique ».

Modeste Houngbeji, enseignant auprès de l’ISMA, l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel au Bénin, bénéficiaire du projet, explique que grâce au financement d’ACPCultures+, « il a été possible de mettre la pratique en avant. Nous valorisons tous les métiers de l’audiovisuel, notamment grâce à une multitude d’exercices concrets. Nous respectons toutes les étapes de fabrication d’une œuvre. Nos étudiants travaillent par conséquent sur les films de leurs collègues en recouvrant tous les postes. »

Pierre Rouamba, professeur à l’ISIS, Institut de Supérieur de l’Image et du Son au Burkina Faso, a quant à lui commenté la présentation de « l’action 3i ». « La coopération entre les 3 structures formation a permis de faire partager les bonnes pratiques en termes de mise en réseau, pédagogie, organigramme et budget. Il est intéressant de remarquer qu’il s’agit non seulement d’une coopération Nord-Sud, mais aussi un partenariat Sud-Sud, ce qui est extrêmement important pour la circulation des talents dans nos régions ».

 

 

 

 

12 octobre 2015
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