Pamoja : un nouveau départ. Découvrez les productions de danse artistique de 2015 de ce projet soutenu par le Programme ACPCultures+

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Pamoja, le réseau panafricain de résidences d'art établi en septembre 2012 prendra fin dans quelques semaines. Le projet offre aux artistes africains une plateforme pour développer et présenter leur œuvre dans un continent qui ne dispose pas de beaucoup de moyens de distribution.

Pamoja a organisé des ateliers, des rencontres et des formations pour artistes et pour directeurs de production, du son et lumière, ainsi qu'un programme riche en événements destiné au grand public.

Certains des projets développés dans les résidences donneront leur première représentation les prochains mois lors d'événements qui auront lieu en Afrique et en Europe.

My Gender Lives Here (ex Border),projet soutenu par l’institut français / Afrique et Caraïbes en créations, sera présenté en octobre 2015 lors du festival de danse Kinani Contemporary à Maputo. Janeth Mulapha et le guitariste et compositeur Tiago Correia-Paulo ont exploré la notion de genre : être une femme et une danseuse en Afrique.

Une autre production de Pamoja sera également présente lors de la 6ème édition du festival Kinani Contemporary, Casa de Kátia Manjate. Le danseur et chorégraphe mozambicain explore les liens qui existent entre la danse et les arts plastiques.

Dans quelques mois, le CCN Roubaix – Nord Pas de Calais accueillera Debout, une reconstitution du personnage mystique Mohammed Ali et de son spectaculaire match de boxe surnommé "Rumble in the jungle" qui a eu lieu au Kinshasa (1974).

Djino Alolo utilise la boxe comme une métaphore : il se demande comment peut-on rester debout dans un pays submergé par la pauvreté, la corruption et la négligence de ses dirigeants. Assisté par Christina Towle pour la chorégraphie et la dramaturgie, et par la cinéaste Elise Picon qui a filmé le déroulement du projet, Alolo se produit avec les danseurs Yves Mwamba et Michel Kiyombo

La première représentation de Debout aura lieu à Roubaix en mars 2016.

Le projet (Un)Official Language, créé et joué par Panaibra Canda (accompagnée de la danseuse Leia Mabasso pour la chorégraphie), donnera sa première représentation au mois d'août 2015 en Suisse.

La création de Fatou Cissé Le Bal du Cercle (ex Regarde-moi-Ce que nous sommes), accueillie à Dakar lors d’une résidence Recherche en avril 2014, sera à l’affiche du prochain festival d’Avignon en juillet 2015.

Cissé, qui a travaillé avec Jean-Christophe Lanquetin pour la scénographie, développe la tradition sénégalaise du "Tanbeer".

Après une première résidence en mai-juin 2014 à Dakar, Toxu de Momar Ndiaye sera accueilli lors d’une seconde résidence (hors Pamoja) aux Studios Kabako en mai 2015, avec le soutien de l’Institut français Paris, puis montré au festival Duo-Solo de Saint-Louis en juin et au festival de Belluard en Suisse début juillet.

Toxu signifie partir, déménager, ou transiter quelque part avant de poursuivre son rêve. Il s'agit d'une représentation d'un mouvement constant des gens, mais aussi des valeurs et des cultures, des idées et des rêves qui ont un impact important dans notre vie quotidienne.

Siki d’Alioune Diagne évoque l'esprit et l'histoire du boxeur sénégalais Battling Siki dans un dialogue qui s'exprime entre la danse et le combat. Siki sera montré au festival Duo-Solo de Saint-Louis en juin.

Nuit blanche à Ouagadougou de Serge Aimé Coulibaly fait escale au Sénégal, le 6 juin au festival Duo-Solo à Saint Louis et le 8 juin à l’Institut français de Dakar, puis sera en Allemagne les 17 et 18 juin au festival Africologne à Cologne et le 19 juin à la Tanzhaus à Düsseldorf.

Un voyage nocturne dans une ville africaine, Nuit blanche à Ouagadougou s'inspire d'événements qui ont récemment fait les gros titres dans plusieurs villes d'Afrique.

13 avril 2015
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