LES DIRECTEURS DE FESTIVALS SE RENCONTRENT AU LAFF

Printer Friendly and PDF

Les directeurs de festivals se rencontrent au LAFF

Pour la cinquième édition du Festival de Louxor du film africain, sa directrice Azza El Hosseini a tenu à convier tous les directeurs de festivals présents à l’événement à une réunion de concertation.

L’ordre du jour : enjeu et avenir du cinéma en Afrique, rôle du cinéma dans le développement social de l’Afrique. Après une brève présentation de chaque participant, Azza El Hosseini a établi des protocoles d’accord avec les personnalités présentes dans le but de promouvoir le jeune cinéma. Ensuite, elle a abordé le problème critique de la distribution du film africain en Afrique et hors du continent. La possibilité de mettre sur pied une base de données dans laquelle seront enregistrés les profils de tous les acteurs du cinéma a également été abordée.

Pistes de solutions à la crise du cinéma africain

Une des contributions essentielles à la lutte contre la situation de crise que traverse le cinéma africain a été apporté par M. Seigo Tono, directeur du ShortShorts festival au Japon. En effet, il a suggéré que les festivals devraient commencer à projeter des films des festivals partenaires. Pour donner une meilleure visibilité aux films africains, les participants ont aussi évoqué le besoin de toujours traduire les films africains dans au moins trois langues.

La directrice du LAFF a clôturé cette séance de travail par un symposium lors duquel des propositions ont été émises notamment la création d’une Union des festivals, la mise sur pied d’un fonds monétaire et la prise de mesures pour contraindre les chaînes de télévision africaines à diffuser du cinéma africain. Par ailleurs, un prix sera désormais décerné lors de tous les festivals : le prix Fespasi. De fait, le Fespasi, qui est l’organisation faîtière des festivals africains, décernera dans les mois à venir un prix à chaque festival qui bien entendu lui adressera, une demande officielle de partenariat.

Pesanteurs

Force est de constater que toutes ces résolutions resteront lettre morte si des actions concrètes ne sont pas prises pour les opérationnaliser. Il s’agit là de la dure et amère réalité. Oui, il faut le dire. Que ce soit des organisations internationales ou des États, vouloir les intégrer dans ce processus le rendra lourd et vain. Combien de résolutions ont été prises par nos États et sont restées sans suite ? Comme l’a souligné la directrice du cinéma ivoirien, Diomande Lison, nos États ne peuvent pas tout faire. Et si nous devions attendre qu’ils agissent, nous attendrions éternellement. Alors, il faut privilégier des partenariats publics-privés. En d’autres termes, il faut aller vers des partenaires privées et voir de quelle manière ils peuvent soutenir le développement du cinéma africain. Cette étape est déjà amorcée au Cameroun où, suite à la fermeture des salles de cinéma il y a déjà une décennie, le groupe Canal+ vient de signer un partenariat pour la réouverture desdites salles. Dans le même ordre d’idées, du côté de l’Égypte, la directrice du Luxor African Film Festival, en partenariat avec des télévisions égyptiennes, va contribuer à l’essor de la diffusion des films africains dans le pays des pharaons. Cette cinquième édition du LAFF a été sans aucun doute, et de bien de façons, très riches. Espérons que la suite le sera tout autant.

Source : FabAfriq

20 mai 2016
© copyright 2012 : ECO3 S.P.R.L. - webmaster@acpculturesplus.eu