LES COLLECTIONNEURS D’ART OUGANDAIS FONT LA PROMOTION DE LA SCENE ARTISTIQUE LOCALE

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Ces cinq dernières années, le marché de l’art en Ouganda a été témoin d’un développement considérable.

Plusieurs associations artistiques et évènements ont fleuri dans la capitale, comme l’inauguration en août 2014 de la Kampala Art Biennale, le Kampala Photo Market lancé en mars 2015 et des associations telles que le 32º East Ugandan Arts Trust, qui apportent leur soutien et une visibilité à l’art ougandais contemporain.

Le nombre grandissant d’acteurs sur la scène artistique et l’émergence d’une classe moyenne au revenu plus élevé, ces deux facteurs étant facilités par une stabilité politique, ont engendré un intérêt croissant pour l’acquisition d’œuvres d’art parmi certaines franges de la population.

Les businessmen, responsables artistiques, expatriés étrangers ou encore les artistes eux-mêmes sont au rendez-vous non seulement pour voir de l’art, mais aussi pour investir en cherchant à « être impliqués dans la promotion artistique pour conserver notre héritage », comme le déclare Kaddu Sebunya, un des plus grands collectionneurs d’art ougandais.

Les collectionneurs ont effectivement un rôle important sur le marché artistique du fait que leur demande détermine les prix, mais surtout parce qu’ils contribuent à l’établissement d’un mécénat artistique local qui pourrait préserver l’héritage culturel de la communauté.

En 2012, lorsque la galerie d’art Mish Mash à Kampala a exposé la collection privée de Karl Betz, probablement la plus grande collection d’art ougandais appartenant à un enfant du pays, l’événement a pris la forme d’un hommage à l’héritage culturel et politique ougandais. En exposant des œuvres rassemblées depuis 1980, l’exposition a contribué à faire l’inventaire de la production artistique du pays.

Mais cette exposition n’était pas permanente. Le manque d’expositions permanentes de collections privées affecte à la fois la production et les marchés artistiques ; des conservateurs professionnels pourraient effectivement venir en aide aux collectionneurs potentiels et faire ainsi bénéficier au pays une importante exposition de la scène artistique ougandaise sur la marché de l’art mondial. La tarification de l’art serait alors plus équitable pour les artistes, dont la condition n’est toujours que peu prise en compte par les institutions.

02 avril 2015
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