FLASH NEWS #19 / CANNES 2014 : INTERVIEW DE PHILIPPE LACÔTE, RÉALISATEUR DE "RUN" / INTERVIEW WITH PHILIPPE LACÔTE, DIRECTOR OF "RUN".

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(English version below)

PREMIÈRE MONDIALE DU LONG MÉTRAGE RUN, SOUTENU PAR LE PROGRAMME ACPCULTURES+, 
LE 17 MAI 2014 AU FESTIVAL DE CANNES

INTERVIEW AVEC LE RÉALISATEUR PHILIPPE LACÔTE

Le réalisateur Philippe Lacôte @ DR

 Run est en sélection officielle du 67ème Festival de Cannes, dans la catégorie « Un Certain Regard ». Quel est votre état d’esprit à quelques jours de l’ouverture du Festival ?

Mon premier sentiment est de la curiosité, celle d’être confronté à des cinéastes du monde entier et de voir à travers la sélection, quels visages du monde les réalisateurs peignent aujourd’hui. La présence en sélection officielle n’est pas un terminus. C’est le résultat d’un travail d’équipe commencé il y a pas mal d’années, à travers des courts métrages et documentaires. Des années pendant lesquelles il a fallu cultiver ses défauts, affirmer une position sans pour autant se fermer aux critiques.  Je suis aussi content pour mon pays, la Côte d’Ivoire, qui revient sur la scène cinématographique internationale.

Que vous a apporté le soutien du Programme ACPCultures+ ?

De l’argent ! Donc les moyens de tourner. Au delà, notre dossier pour le Programme ACPCultures+ contenait un volet formation avec des jeunes acteurs, en partenariat avec le Goethe Intitut d’Abidjan. Et il contenait un échange de compétences entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, deux pays frères. Votre soutien nous a permis de rendre concrets ces deux projets.

Parallèlement à la production et au tournage du film, des actions de formation pour de jeunes Ivoiriens ont eu lieu. Comment se sont-elles déroulées ? Quels sont les résultats escomptés?

Ces formations ont plus concerné les jeunes acteurs. Il faut savoir qu’en Côte d’Ivoire, la guerre a cassé beaucoup d’outils. Notamment dans la culture. Il n’y a plus d’école d’acteurs. Il nous paraissait important d’intervenir à ce niveau. Aujourd’hui, les jeunes acteurs et techniciens qui ont participé à cet atelier et ensuite au film sont en train de se professionnaliser. Ils sont appelés sur différents tournages avec une rémunération. C’est une nouvelle génération de cinéma pour la Côte d’Ivoire, peut être un nouveau départ.

Lisez l'intégralité de l'interview de Philippe Lacôte réalisée par le Programme ACPCultures+.

WORLD PREMIERE OF THE FEATURE FILM RUN, SUPPORTED BY THE ACPCULTURES+ PROGRAMME,
67th FESTIVAL DE CANNES - 17 MAY 2014

INTERVIEW WITH DIRECTOR PHILIPPE LACÔTE

During Run's filming © Banshee Films / Wassakara Productions

Run has been officially selected for the 67th Festival of Cannes, in the category "Un Certain Regard" (literally "A Particular Outlook"). What is your state of mind just a few days before the opening of the Festival?

My first feeling is curiosity, the one of meeting directors from all over the world and seeing, through the selection, which aspects of the world the directors depict nowadays. Our official selection does not represent the end. It is the result of a team-work started years ago, through short films and documentaries. It was a period during which I learnt to deal with and go deep into my imperfections, to assert a strong position trying, at the same time, to accept critics. I am also happy for my country, Ivory Coast, coming back on the international film stage.

 What has the support of the ACPCultures+ Programme provided you?

Money! Consequently, the resources for filming. Our application for the ACPCultures+ Programme included training workshops for young actors, in partnership with the Goethe Institut of Abidjan. It included also activities aiming at sharing skills between professionals from Ivory Coast and Burkina Faso, two fraternal countries. Your support allowed us to implement these two projects.

Along with the production and the film shooting, training activities for local young people were held. How did they go? What are the expected results?

These training activities were mostly addressed to young actors. It is important to remind that the war in Ivory Coast swept away several tools, particularly in the culture sector. There is no school of actors anymore. We thought it was important to act at that level. Young actors and technicians, who attended the training activities and took part in the film afterwards, are currently becoming professionals. They have been recruited for several film shootings and they’ve got a remuneration. It is a new cinema generation for Ivory Coast, and it might be a new start.

Read the complete interview made by the ACPCultures+ Programme on the website

 
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