"FIÈREMENT NDUNDU", UN FESTIVAL CONTRE LA DISCRIMINATION

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Pour la première fois, Kinshasa accueille un festival pour lutter contre les discriminations faites aux albinos. "Fièrement Ndundu" s'ouvre ce jeudi pour s'achever samedi par un concert avec en têtes d'affiche Djino Kaporedji et Paul Le Perc.

Lutter contre les discriminations faites aux albinos. Tel est l’objectif affiché du festival « Fièrement Ndundu » qui s’ouvre ce jeudi à l’université protestante de Kinshasa. Durant trois jours, des conférences et des ateliers tenteront de sensibiliser aux problèmes que connaissent les personnes atteintes d’albinisme.

Un festival qui vient marquer la fin d’une campagne entamée le 13 juin, date de la première journée mondiale décrétée par les Nations unies en vue de sensibiliser sur l’albinisme.

À la même date en RDC, l’association Plus de Couleurs a décidé de se joindre à cette action mondiale, en lançant sur Youtube un clip du même nom réunissant de nombreuses personnalités culturelles congolaises.

Les Congolais ont été sollicité pour se photographier avec un albinos « Les albinos font peur, on n’ose pas les approcher. Il est temps de démystifier et briser les barrières », lance Tchèques Bukasa le secrétaire général de Plus de Couleur. Depuis janvier, plus d’un millier de photos ont été publiées selon les organisateurs.

Le titre fait partie d’une campagne initiée dès janvier et autofinancée par Yan Mambo. « Le décès dans l’indifférence de Ladycouleur albinos et musicien du groupe Viva la Musica de Papa Wemba. Mais surtout il y a le désir de valoriser les albinos, leur donner l’envie de se surpasser et faire connaître leur travail », assène-t-il.

Bien que #Plusdecouleurs continue à faire son petit bonhomme de chemin sur les réseaux sociaux, difficile de mesurer son impact auprès du kinois lambda. « Plus de Couleurs ? Je n’en ai pas entendu parler », confie Bijou Binianga une jeune étudiante de Kinshasa. Pour le rappeur Lexxus Legal, l’heure est venue d’apporter de la lumière dans l’univers obscur qui entoure les albinos. «Nous voulons que cette différence qu’est l’albinisme, soit perçue comme une valeur ajoutée», souligne l’artiste.

L’évolution de cette campagne et son impact auprès du public est vraisemblablement à l’image du changement de mentalité qui doit encore être opéré à l’égard des albinos au Congo.

Source: Jeune Afrique

 

 

27 août 2015
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