CÉCILE RATA, COORDINATRICE DU SALON INTERNATIONAL DE LA MUSIQUE AFRICAINE (SIMA)

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10 décembre 2013

Les responsables du SIMA : Luc Yatchokeu, directeur du Kolatier; Cécile Rata et Fodeba Keira, président du Bema © Bil Akwa Betoté

Cécile Rata est l’administratrice générale du Bureau Export de la Musique Africaine (BEMA) depuis sa création à Dakar en 2007. Elle a coordonné la première édition du Salon International de la Musique Africaine (SIMA) qui s’est tenu dans le cadre du Kolatier, du 30 octobre au 2 novembre 2013, à Yaoundé (Cameroun). Elle est également directrice de production du festival Africa Fête (Sénégal et France).

Quels ont été les temps forts de la 1ère édition du SIMA ?

Plusieurs activités étaient organisées pendant la première édition du SIMA, qui se tenait dans le cadre du Kolatier : atelier (musique et numérique) à l’Institut Français du Cameroun (IFC), rencontres professionnelles et speed meeting à la Centrale Lecture publique, show cases (IFC) et concerts à l’esplanade du Palais des Sports, stands d’exposition (esplanade), remise de prix.

Quels ont été les participants et le public de cette première édition ?

Les participants des rencontres professsionnelles ont regroupé une centaine de professionnels dont 33 professionnels internationaux. Au total 20 pays étaient représentés dont 16 pays africains. Le public, essentiellement camerounais, étaient présents pour les show case à l’Institut français et les concerts sur l’esplanade du palais des sports.

Quels sont les lauréats des différents prix ?

2 prix ont été rémis : le prix du jury et le prix du BEMA. Les membres du jury ont mis en avant 4 critères de sélection : artiste vivant en Afrique, enraciné dans son pays au niveau culturel, représentant de la scène musicale actuelle, et véhiculant un message engagé. Après sa prestation, c’est l’artiste Krotal (Cameroun) qui a gagné le prix du jury. Les membres du BEMA ont élu le groupe guinéen Petit Kandia comme artiste révélation du BEMA 2013. L’artiste a été choisi grâce à sa prestation scénique et sa capacité à s’exporter (sur le continent africain et hors d’Afrique). Les membres du jury et les membres du BEMA se sont engagés à accompagner la carrière de ses deux artistes (présentation dans les réseaux, programmation dans les festivals et salons professionnels, promotion, coaching disque…).

Quel bilan tirez-vous de cette première édition ?

Cette première édition a été une réussite sur plusieurs points. Nous avons pu travailler ensemble avec l’équipe camerounaise et les membres du BEMA pour la réalisation d’un projet commun. C’était la première fois que l’équipe d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale unissaient leurs efforts pour une cause commune. Nous avons pu exécuter toutes les activités prévues. Le public camerounais, plus timide en semaine, a répondu présent le week end, et a salué la qualité artistique de la programmation et la qualité de l’organisation.

Que vous a apporté le soutien du Programme ACPCultures+ dans la réalisation de votre projet ?

Le programme ACPCultures+ a permis de réaliser un rêve : celui de mettre en commun les énergies des professionnels africains pour promouvoir la musique africaine, développer le marché africain d’abord, et exporter la musique en dehors du continent.

Comment avez-vous travaillé avec les partenaires du projet ? Quelle est la complémentarité entre le Kolatier et le SIMA ?

Chacun des partenaires et associés s’est investi pleinement dans la mise en œuvre du projet, à travers la programmation (mise en place des membres du jury et sélection des groupes), la communication (communication locale dans chaque pays partenaires, conférence de presse), les rencontres professionnelles (choix des thèmes et des intervenants, participation aux tables rondes et speed meeting), les stands (présence sur le stand commun BEMA), les remises des prix. L’équipe du Kolatier et l’équipe du SIMA a travaillé main dans la main pour que l’événement se fasse dans les meilleures conditions. L’équipe sénégalaise a eu en charge la communication internationale (site internet, communiqués de presse, visuel, présence sur les marchés internationaux), la coordination des inscriptions et de la programmation internationale (coordination avec les membres du jury), la régie générale (envoi d’un expert en mission de repérage et régie technique sur place), la logistique internationale (billets d’avion et feuilles de route), la production et l’administration générale (recrutement de l’équipe internationale, contrats, comptabilité générale). L’équipe du Kolatier a eu en charge la programmation camerounaise et d’Afrique centrale, la communication locale sur Yaoundé, la régie technique, l’aménagement du site (stands, scènes…) et les diverses autorisations administratives, la logistique (réservation d’hotel et l’accueil des professionnels et des artistes sur place),  l’organisation de l’atelier, la production et l’administration au niveau local (recrutement de l’équipe locale, comptabilité). Les thématiques des rencontres ainsi que les remises de prix ont été organisés conjointement. Nous avons travaillé dans la transparence au niveau du budget que nous avons fait évoluer ensemble. Les deux équipes ont eu en charge la recherche de co-financement qui s’est avérée fructueuse. La Présidence du Cameroun et le Ministère des Arts et de la Culture du Cameroun ont soutenu financièrement l’édition du SIMA au Kolatier. L’Organisation Internationale de la Francophonie, L’Institut français, l’Unesco, le Conseil Francophone de la Chanson, Wallonie Bruxelles, ainsi que l’ensemble des partenaires ont assuré le co-financement nécessaire.

Comment allez-vous évaluer l’impact du SIMA ?

Un questionnaire d’évaluation sera envoyé à l’ensemble des participants, ainsi qu’une enquête des participants. La revue de presse reflétera l’image du SIMA au niveau local et international. Les groupes sélectionnés et les groupes lauréats 2013 devraient connaître certaines retombées (médias, vente de spectacles). L’inscription des artistes et des professionnels sur la prochaine édition du SIMA au Sénégal sera également un bon moyen d’évaluer l’impact du SIMA. 

SIMA - Table ronde

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