AMINATA LO PAYE, CHARGÉE D'AFFAIRES CULTURELLES, UEMOA

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06 octobre 2015

Aminata Lo Paye, Chargée des Affaires, UEMOA

Un texte développé dans le cadre du projet « Capital Numérique »

UEMOA : adoption de la première directive communautaire instituant le dépôt légal de l'audiovisuel

Après l’adoption de la première directive communautaire instituant le dépôt légal de l'audiovisuel par les experts et ministres de la culture des huit Etats membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) le 11 septembre dernier, ACPCultures+  a interviewé Aminata Lo Paye, Chargée des Affaires culturelles à la Direction du Patrimoine Culturel et des Arts de l'UEMOA.

Pour rappel, le texte de loi portant sur le dépôt légal audiovisuel est le dispositif juridique qui permet aux Etats d'assurer la collecte, la conservation et la consultation des documents audiovisuels, à des fins de recherche, d'enseignement et d'éducation. Dans le cadre de la directive adoptée, cela concerne plus particulièrement les documents radiodiffusés, sonores, cinématographiques et multimédias. Ce texte constitue l'étape préalable à la mise en œuvre opérationnelle d'un dépôt légal audiovisuel communautaire et plus largement à l'instauration d'une véritable politique d'archivage dans les pays concernés. Le texte a été développé dans le cadre du projet « Capital Numérique », géré par l’Organisation Internationale de la Francophonie en partenariat avec l’Institut National de l’Audiovisuel et financé par ACPCultures+.

ACPCultures+ : Que signifie pour vous l’adoption de cette directive ?

Aminata Lo Paye : L’adoption de la directive constitue un nouveau pas franchi dans le projet de sauvegarde et de valorisation du patrimoine audiovisuel des Etats membres de l’UEMOA, pour lesquels,  la détérioration constitue une menace  pour la mémoire collective et un lourd préjudice à l’économie.

Comment ce travail d’harmonisation a été rendu possible ?

Comme je le disais plus haut, c’est grâce au partenariat UEMOA-OIF-INA que ce texte a pu voir le jour dans un délai record. Pour rappel, c’est l’OIF qui à travers le projet « Capital Numérique », financé par ACP Cultures+ , a permis l’étude préalable réalisée par 4 experts cooptés par la Commission de l’UEMOA et la rédaction de la directive avec un appui technique de l’INA.

Quels seraient les temps pour que cette directive soit transposée dans chaque Etat ?

Lors de la rédaction, les services juridiques de la Commission avaient conseillé un délai de 3 ans pour la transposition mais lors de la réunion des experts et des ministres en charge de la culture, le délai a été ramené à 2 ans sur proposition des Etats membres. C’est réjouissant parce que cela constitue aussi un engagement des Etats à aller le plus vite possible sur la question.

Est-ce que les Etats vont se donner les moyens techniques et financiers pour mieux protéger les archives ?

C’est en tous cas l’engagement qu’ils ont pris. L’UEMOA s’est aussi engagée à accompagner cette phase décisive pour sauver le patrimoine audiovisuel.

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